Test de F1 2016

Bien moins à la mode qu’il y a quelques années où différentes licences se battaient le podium, les simulations de Formule 1 font grise mine. Codemasters persiste cependant sur ce créneau en ayant récupéré pas mal de développeurs d’Evolution Studios (Driveclub sur PS4), et nous propose en cette fin août 2016 la mise à jour annuelle de sa série, le bien nommé F1 2016. Cette cuvée surpasse-t-elle la précédente qui avait perdu de sa superbe ? Réponse dans ce test réalisée à partir d’une version test du jeu au format Blu-ray, offerte par l’éditeur.

Des concessions, pas qu’au garage !

Nous n’allons pas relancer ici le débat du choix qu’ont à faire les développeurs entre de très beaux graphismes et un framerate élevé (parlez-en à Uncharted 4 et Naughty Dog, plutôt, ils vous expliqueront très bien !), mais il est clair que Codemasters a du faire des concessions pour tout ce qui touche à la réalisation technique de ce F1 2016. Ayant opté pour les 60 images par seconde, ce qui nous semble une excellente idée pour un jeu de course, le studio a donc du rogner un peu sur la plastique du tout. Nous n’avons en effet pas noté de baisse de framerate pendant notre longue phase de testing du titre, mais aurions peut-être aimé un peu plus d’artifices visuels dans certains cas de figure. Si la sensation de vitesse est toujours de la partie, surtout en vue cockpit un peu surélevé (la vue TV, en somme), les circuits manquent en revanche de vie. Rien ne bouge autour de la piste, pas même les tribunes, pour un aspect un peu austère qui n’évolue pas vraiment dans les simulations de conduite.

Du côté des circuits, le constat est également mitigé sur plusieurs points. Toutes les pistes ne sont pas aussi jolies les unes que les autres, mais c’est surtout sur les effets graphiques qu’il faudra compter pour s’extasier un peu sur les graphismes de F1 2016. Les effets météo sont en effet très réussis (surtout la pluie et le soleil qui se couche en nous éblouissant), donnant lieu à quelques beaux panoramas. Un environnement graphique qui fait un peu penser à ce qui se faisait basiquement sur PS4 et Xbox One à leurs débuts, avec quelques touches de maquillage qui viennent améliorer un peu le tout. D’ailleurs, pour en terminer avec les graphismes un peu faiblards du titre, on pourra également noter un peu d’aliasing ça et là (sur les décors comme sur les bolides), et une monoplace qui ne se surcharge pas d’effets graphiques. F1 2016 n’est pas moche pour autant, mais ne rivalise pas avec les jeux de courses les plus beaux. Heureusement pour lui, le titre exprime toute sa bonté ailleurs, sur un point bien plus important à nos yeux, son gameplay !

Une conduite grisante

Encore plus que les anciens opus de la série, ce F1 2016 envoie vraiment du lourd lorsque l’on commence à piloter les monstres mécaniques sur la piste. Dès les premières secondes de course, la sensation de vitesse nous saute aux yeux, et les virages glissent délicieusement entre nos mains pour tout de suite faire mouche. Pour être tout à fait précis avec vous, sachez que nous avons joué à la fois avec une manette classique qu’avec un volant Logitech G29, reconnu heureusement par le titre, et nous avons autant apprécié le jeu avec l’un ou l’autre périphérique. Certes, il serait mentir de dire que la DualShock 4 procure de meilleures sensations tant le volant exprime tout le volume et toute la physique de la monoplace, mais les deux vous procureront pas mal de moments grisants.

Que vous soyez nouvel arrivant dans le monde de la série F1 ou un pilote fidèle, vous pourrez d’ailleurs paramétrer le jeu de bien des manières pour tout doucement switcher vers la conduite sans aide, grâal ultime qui demandera des dizaines d’heures pour boucler une course sans bobo. Nous ne sommes pas dans la simulation pure et dure pour autant, mais les réglages des pneus et des autres organes techniques de la monoplace vous feront sentir la route vraiment différement. Codemasters a d’ailleurs davantage insisté sur l’importance du freinage et de l’accélération (sans les aides) que sur d’autres paramètres, avec un moteur physique qui est toujours cohérent. Sur ce point, F1 2016 surclasse totalement F1 2015 qui laissait plus de place au hasard. Ici, la moindre erreur de conduite vous coûtera un train avant, ou un joli gadin dans les graviers ! En somme, le titre propose une conduite allant de arcade à semi-simulation qui devrait plaire à une large cible qui ne réclame pas forcément une simulation injouable avant 50 heures pour le commun des mortels.

Le retour du mode Carrière !

En termes de nouveautés, avant de vous prososer de jeter un oeil sur le mode Carrière, vous pourrez compter sur l’arrivée du nouveau circuit Baku, en Azerbaïdjan, ainsi que de Hockenheim en Allemange, ce qui monte le total de courses à 21. Deux nouvelles écuries sont également de la partie, soit la Team américaine Haas, et Renault qui fait son grand retour dans le monde de la F1. De nouveaux pneus sont aussi intégrés dans une troisième gamme ultra tendres, conseillée pour les temps ensoleillés. Toutes ces nouveautés étaient attendues par les joueurs pour coller un maximum à la réalité du monde de la F1, et il est agréable de constater que Codemasters n’a rien oublié, ayant même intégré les nouvelles règles de pénalités de cette saison. Et la Carrière ?

Grand retour de cet opus, après une disparition houleuse dans F1 2015, le mode Carrière (et Carrière Pro, qui n’est qu’une carrière plus difficile) a clairement de quoi vous occuper longtemps. A côté des modes classiques, dont le mode multijoueur jouable à 22 pilotes humains, celui-ci vous plongera directement dans le monde de la F1 en vous demandant tout d’abord de créer votre avatar, de choisir une écurie (elles sont toutes disponibles dès le début), puis de partir faire une série de 10 saisons. Sachant que pour bien faire les choses il faut passer environ 1 à 2 heures à chaque étape, la durée de vie de F1 2016 est très sérieuse, puisque le titre compte 21 week-ends que vous pourrez faire 10 fois. Codemasters a d’ailleurs soigné au maximum la présentation de ce mode, en ayant opté pour des cinématiques doublées en français qui présentent chaque étape du week-end, avec votre staff modélisé pour l’occasion. L’ambiance hors circuit est très bonne, et l’immersion n’en est que renforcée.

Au fur et à mesure que vous évoluerez et vous batterez avec un rival professionnel que vous aurez choisi, vous pourrez engranger des points qui serviront au département Recherche et Développement, pour toujours améliorer votre voiture. Seule chose que l’on repprochera à Codemasters concernant ce mode Carrière pourtant ultra fun, un tutoriel qui risque bien d’être assez compliqué à suivre pour les non-initiés à ce sport automobile. Il faudra en effet passer par de nombreux menus et faire de nombreuses bourdes avant de bien comprendre comment se déroulent les épreuves, et faire ce que votre écurie attend de vous. Une phase de tutoriel pour les débutants aurait été bienvenue. Hormis cela, ce mode Carrière de F1 2016 est le plus complet que nous avons vu dans la série, ce qui complète les autres modes de jeu qui restent très bons.

Un épisode pour tous les conducteurs

Dernier point avant de conclure notre test de F1 2016, l’Intelligence Artificielle (IA) qui nous a fait bien des sursauts d’étrangetés ! Entre les pénalités que l’on écope pour des accidents que nous n’avons pas causé et des réactions ultra agressives, l’IA mériterait bien un bon patch pour se calmer un peu, et rendre le jeu un peu moins injuste par moment. Il nous est en effet souvent arrivés de nous faire littéralement exploser une course à cause d’un bolide qui nous fonce dedans lors d’un virage, ce qui provoque ensuite l’effet boule de neige : collision / dérapage / accident / pénalités / start / recommencer la course. Pas très sympa !

Au final, ce F1 2016 est sans aucun doute la simulation de F1 la plus accessible pour tous les types de joueurs. N’espérez pas trouver un degré de réalisme aussi fort que les meilleures simu PC, mais nous jugeons que 90% des joueurs attirés par les jeux de course trouveront beaucoup de qualités à celui-ci. Les sensations de conduite grisantes et les modes de jeu complets font oublier les faiblesses graphiques d’un titre qui préfère tout miser dans le plaisir de conduire. Un must-have qui peut toutefois corriger pas mal de choses pour devenir encore meilleur dans un futur opus. Good job !

Verdict : 17 / 20

  • Sadako

    Journaliste gaming et high-tech depuis 2009, je suis "Vanlifer" depuis 2021, dans mon camping-car équipé pour travailler sur les routes tout comme pour profiter de bons moments de détente !

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