Réalisation technique

Pour un premier SimCity en 3D intégrale, le rendu est plus que satisfaisant. Le moteur Glassbox fait des merveilles pour animer votre ville, et tournera sans problème sur la plupart des PC, l’optimisation étant très bonne et les réglages nombreux. Voir votre ville grossir et prendre forme n’a jamais été aussi plaisant, et les détails des bâtiments sont relativement poussés pour un jeu de ce genre.

Direction artistique

Si SimCity propose à nouveau sa touche graphique unique, la beauté de votre ville dépendra uniquement de vous. Pour parvenir à un esthétisme concluant, une grande variété de bâtiments différents sont disponibles, et si le terraforming n’est plus disponible, il est tout de même possible de choisir une belle région pour installer vos villes parmi un vaste choix. Les possibilités d’évolution des villes permettront aux plus doués d’entre vous d’avoir des cités vraiment sublimes.

Level design

Une fois les mécanismes de construction, gestion et évolution de votre ville ingérés, le jeu vous proposera une prospérité logique. N’espérez tout de même pas aboutir à un empire de plus de 300 000 habitants en 3 heures de jeu, il va falloir bucher et penser au futur en commençant à poser votre première route ! Le concept online / multiville est une idée de génie qui permet des interactions vraiment poussées en termes de ressources, échange de touristes / travailleurs etc. Cette perfection côtoie malheureusement un gros défaut : la taille vraiment trop réduite des villes. Si ce point peut vous paraitre anodin et contournable, on se retrouve très rapidement par être coincé par les murs pour faire prospérer sa ville. Il faut alors regorger d’ingéniosité pour faire évoluer le tout, mais il est vraiment très curieux que Maxis ait réfléchi le jeu de la sorte. Une erreur d’amateur qui fait mal au jeu, même si le multiville sauve un peu les meubles. Quelques bugs d’IA sont également à noter, comme par exemple les détours infernaux des camions et tout ce qui touche à l’exportation de matières premières. Comme souvent malheureusement, les patchs corrigeront tout cela au fur et à mesure.

Gameplay

Si les fans de SimCity de la première risque de râler concernant la facilité de mise en place des installations et le manque de profondeur de ce reboot (c’est d’ailleurs pour cela qu’il ne se nomme pas SimCity 5), l’interface du jeu a le mérite d’être d’une clarté exemplaire. Les possibilités sont grandes, la navigation est limpide, et le fun est immédiat. Encore une fois, le seul défaut est à imputer à la petitesse des maps qui bridera forcément votre créativité assez rapidement dans une partie. Un mode offline aurait également été plus que bien venu, histoire de pouvoir jouer où l’on veut, quand on veut, sans dépendre des serveurs parfois capricieux d’EA (MàJ : le lancement catastrophique de SimCity semble bel et bien un mauvais souvenir à l’heure où j’écris ces lignes).

Scénario

Bande son

Comme toujours dans la série SimCity, ce dernier épisode propose des musiques d’ambiance qui collent bien à l’esprit du jeu, sans déranger le joueur. Pour les plus énervés d’entre vous, vous pourrez toujours brancher du AC/DC ou du OffSpring à fond pour un côté plus Rock’n Roll !

Durée de vie

L’addiction est toujours aussi forte pour ce SimCity ! Une fois une ville en construction, il est très difficile de lâcher la souris tant l’envie de faire toujours plus est grande.